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On a rencontré Sophie Astrabie

octobre 04, 2019 2 Commentaires

Sophie Astrabie

Aujourd'hui on a rencontré Sophie Astrabie l’auteure du livre Le pacte d’Avril aux éditions Albin Michel (ici), dans un café, tranquillement entre deux RDV. On a discuté école, doutes, écriture bien sûr, démission en pyjama et, surtout, on a beaucoup beaucoup digressé.

Jusqu’à l’écriture de son livre, Sophie a eu un parcours, somme toute, assez classique pour celle qui ne sait pas forcément trop quoi faire : IUT commerce, une licence en Angleterre, puis une école de commerce, avec une spécialisation en marketing et grande consommation, sanctionné par un retour en Angleterre pour un stage de fin d’étude afin d’y vendre du fromage (vous verrez le fromage a une grande importance dans le destin de Sophie !).

Et puis, fin d’étude, et voilà le temps de trouver son premier job, ce sera au Nouvel Obs, mais cette première expérience ne sera pas suffisamment épanouissante...

 

Les Nouveaux Casaniers :

OK donc à ce moment-là tu fais quoi ? 

Sophie Astrabie :

À ce moment-là, je ne suis pas heureuse dans mon travail alors je décide de faire une sorte de bilan en listant les choses que j’aime faire. Je remonte loin, très loin, jusqu’à l’école, où je me dis que j’étais toujours très excitée par tout ce qui était lié à l’écriture. Par exemple, j’étais trop contente de faire des rédactions, je m’entendais toujours très bien avec mes profs de lettres. J’avais même eu une correspondance au collège avec un de mes profs de français parti en retraite et qui suivait mon parcours scolaire. 

LNC :

D’accord, mais déjà à ce moment tu étais beaucoup dans les livres, la littérature ?

S.A. :

Pas plus que ça...Avec le recul, je me souviens que j’ai toujours tenu des journaux intimes. J’avais même créé un journal dans ma famille, « Flash le reporter ». Je crois qu’il n’y a eu que trois éditions mais bon !

Un de mes constats aussi, au cours de ce cours bilan, c’est que je me suis rendue compte que dans la vie,  on n’allait pas toujours au bout des choses, on ne prenait pas systématiquement la pleine responsabilité d’un sujet. Alors j’ai pensé à l’écriture d’un livre...un livre, il y a forcément un point final !

La première interrogation a été de savoir si j’étais capable d’écrire et surtout capable d’être lue ?

Alors j’ai commencé par un blog...

LNC :

Avec une ligne éditoriale particulière ?

S.A. :

Non l’idée c’était de pouvoir sortir 2-3 articles en plus de mon travail, sous forme de chronique un peu sur tout. Mais voilà, ça marchait un peu, ça m’apportait un premier lectorat.

Et puis un jour où j’ai sans doute dû en avoir plus marre que d’habitude, j’ai démissionné… C’était pas facile, parce que dans la vie, je trouve qu’on est un peu comme dans courant marin. Tu vois dans Némo cette scène avec les tortues ? Tu suis tes pairs, et si tu décides de sortir, les autres continuent d’avancer.  La norme me faisait peur mais en sortir aussi.

LNC :

Et là zou c’était parti ?

S.A. :

Oui, j’ai commencé l’écriture de mon livre. Je ne savais pas trop comment m’y prendre alors j’ai fait comme quand on va chez le médecin et qu’on lui dit, « voilà j’ai mal ici, j’ai mal là ». D’ailleurs mon livre commence comme ça, par « voilà, j’y étais ».

LNC :

Et l’histoire, le fond te sont venus comme ça ?

S.A. :

Dans ma réflexion, je m’étais rendu compte que dans la vie, souvent, par peur de l’avenir on fait des pactes avec le passé, en gros on se dit un tien vaut mieux que deux tu l’auras et, partant de là, j’avais l’idée du pacte.

LNC :

OK, je vois et quelle était ta routine d’écriture ? Tu avais des horaires ? Une méthodologie ?

S.A. :

Dès que je me suis mise à écrire, j’ai souhaité, déformation professionnelle je pense, me rassurer avec des « horaires de bureau ». J’étais retourné chez mes parents pour écrire et je me maintenais donc des horaires fixes de « travail » d’écritures.

LNC :

Et tu te fixais des objectifs ?

S.A. :

Oui ! Je me fixais un certain nombre de mot à écrire par jour, ça me permettais de me rassurer et de me dire que si un jour j’en avais écrit un peu plus, et bien le lendemain, si jamais j’en faisais un peu moins, ce n’était pas grave, que j’avais de l’avance !

LNC :

Tu écrivais avec un crayon et une feuille ou tu tapais ?

S.A. :

Je tapais tout à l’ordi.

LNC :

Et tu bossais enfermée dans ta chambre ?

S.A. :

Non ! Certain travaillent avec de la musique, seuls, moi je travaillais mieux dans des lieux « de passage », le salon, la terrasse...

LNC :

Et tu avais tout en tête ? Tu notais, tu avais un plan ?

S.A. :

Non j’écris sans plan. En gros j’ai des cahiers sur lesquels j’écris quelques idées, des choses que j’ai pu voir. Par exemple l’histoire lié aux objets trouvés vient d’un reportage que j’avais vu sur le sujet. Je note aussi énormément de chose sur mon téléphone (647 notes au moment de notre rencontre !). Et parfois, si j’étais dans une impasse, je me prenais un temps, je sortais, je m’asseyais sur un banc et je laissais un peu mon esprit vagabonder.

LNC :

Tu avais des fiches d’identité sur chaque personnage pour les définir etc ?

S.A. :

Oui une fiche succincte. Mais surtout, je ne sais pas si tu l’as noté, mais le livre présente un rapport particulier avec le temps et c’est quelque chose que j’ai voulu le plus juste possible, je tenais une chronologie très précise de ce qui se passait car j’avais à cœur d’être la plus précise possible sur ce point.

LNC :

Et à moment donc tu finis le livre, en combien de temps, justement ?

S.A. :

Oui en 5 mois pour le premier jet...et là le livre reste dans mon ordi plusieurs mois...

Enorme sentiment de vide juste après...je suis partie vendre des fromages dans un Monoprix à Marseille, chez un ami. Un client m’a dit qu’il fallait protéger mon manuscrit, alors je l’ai fait pour environ 20€ il me semble… Mais rien de plus. Je ne savais pas quoi faire de plus !

Et puis comme je suis un peu déçue de l’entreprise, je décide d’être professeur d’anglais vacataire dans une école d’informatique, mais c’était finalement assez précaire. Donc je décide de rechercher un autre job... 

LNC :

En grande conso ?

S.A. :

Oui ! Fruits secs. J’enchaine CDD, CDD, puis CDI, mais ça se passe moyen et, bref, ça se termine.

Là je suis au chômage, je n’ai pas de plan car tout ça a été assez soudain. Alors mon copain me dit “si tu ne veux pas l’envoyer à des maisons d’édition parce que tu doutes, mets-le au moins en auto édition sur Amazon”.

J’ai fait ma couverture toute seule avec un tuto Photoshop, j’ai fait la 4ème de couverture, j’ai fixé le prix et c’était parti. Mon livre était disponible. Contre toute attente, il se vend, plutôt bien même et une maison d’édition me contacte. Puis une autre et une autre et je finis par signer avec Albin Michel.

LNC :

Ha oui pas mal quand même !

S.A. :

Oui mais tu sais l’écriture au final c’est quelque chose de très solitaire, je travaille seule, mon deuxième livre je l’ai écrit vraiment toute seule, pas chez mes parents ce coup-ci !

LNC :

Oulà ça fait déjà une heure qu’on discute !

S.A. :

Ha oui ! Mais on a fait que digresser !

LNC :

J’ai juste encore quelques questions sur toi :

 

Est-ce que tu as une morning routine particulière ?

Je me lève et j’écoute la radio en me préparant. Ça me permet de sentir l’activité du monde. Son pouls en quelque sorte. Savoir que des gens créent m’inspire.  Puis je me prépare un thé et je m’installe à mon bureau. Je relis toujours ce que j’ai écrit la veille avant de me lancer dans la suite de mon roman. Ça me permet de me remettre dans le ton et dans l’histoire.

 

Quel est ton moment casanier préféré ? 

Le dimanche soir qui me rend mélancolique. Mais c’est une sorte de mélancolie par anticipation parce qu’on perçoit un peu les prémices de notre future vieillesse.

 

Quel est ton truc anti blues du dimanche soir ?

Un film léger et positif accompagné d’un plateau de sushi.

 

Aujourd’hui tu écris toujours de chez toi ? Quelle est ton installation ?

Non pas toujours mais une semaine sur deux en fonction de la garde partagée de ma fille. L'autre semaine je vais dans des cafés. Chez moi, j’ai besoin de mon ordinateur, mes cahiers de notes et d’être entourée de mes livres. J’ai besoin d’avoir les livres des auteurs que j’aime devant les yeux, un peu comme une destination à atteindre.

 

As-tu une tenue spécial écriture, comme une sorte d’uniforme ? 

Pas vraiment. Je préfère être confortable dans mes vêtements mais je pense que le pyjama ou le vieux jogging est contre productif. Je dois me sentir connectée au monde pour écrire. Créer c’est faire parti de la société qui nous entoure. Et je trouve qu'il y a une forme de démission dans le pyjama.

 

Merci beaucoup Sophie!

 

Casanièrement vôtre.

La pacte d'Avril - Sophie Astrabie





2 Réponses

HXgDjOiaR
HXgDjOiaR

novembre 06, 2019

ElnWkqKM

spoTGIJkbm
spoTGIJkbm

novembre 06, 2019

terakQKzE

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